Résumé:

D 'esprit essentiellement anarchiste, la FORA ne peut concevoir d'autre système d'organisation que celui qui découle du fédéralisme le plus ample … Ce système, d'après lequel tous les individus, groupements, unions, jouissent de leur ample liberté, non seulement évite un centralisme odieux et générateur d'un fonctionnement bureaucratique, mais a pour vertu de mettre en mouvement une infinité de groupes fédérés, intelligemment en relation entre eux. Il en résulte que les affaires de l'organisation se trouvent entre les mains du plus grand nombre possible de militants.

La FORA ne voit dans le syndicalisme autre chose que ce qu'il peut être : un moyen qui, parce qu'il est aux mains des déshérités, se positionne face au régime d'iniquité actuel, mais un moyen qui, en dernier examen, est en quelque sorte un enfant de ce même régime. Créé dans les entrailles de la société bourgeoise, dans l'autoritarisme du monde ambiant, le syndicalisme est une arme, et, justement, parce qu'il est une arme, il peut servir autant la cause du bien que celle du mal (et nous sommes avertis que les armes se prêtent plus facilement au mal qu'au bien !).

L'expérience de la FORA, si elle garde en Argentine une aura historique, continue d'être totalement méconnue en Europe alors qu'elle constitue une des pratiques les plus riches de l'anarchisme international et que l'élaboration théorique à laquelle étaient parvenus ses militants pourrait largement servir de point de départ à un anarchisme du troisième millénaire.

CNT-AIT collection internationalisme 26 pages

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